Pour nous trouver.

Tregourez en 1672 (Confidence d’un recteur bas-breton),

« Dans la haute vallée de l’Odet, sur le versant sur des Montagnes noires, pointe au dessus des arbres le fin clocher de Tregourez. C’est une paroisse variée d’aspect, étalant la luxuriance de ses bocages et de ses paisibles verdures tout à la lisière des garennes désertiques et vraiment noires de la « montagne ».

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  La vision d’Ogée dans son dictionnaire édité en 1843,

« Le territoire de Tregourez, en partie occupé par les Montagnes Noires et par les Landes, dont le sol est aussi peu propre à la culture que celui des montagnes, n’offre à la vue que quelques cantons de terres labourables. On y parle que le breton.

Et la description de Louis le Guennec en 1938.

« C’est un pays mouvementé, houleux, animé, vivant ; le regard plonge dans des vallées fraîches et secrètes, compte les villages égrenés dans leurs courtils au flanc des collines, s’étend jusqu’aux moutonnantes futaies de la forêt de Laz. C’est le libre horizon de la vraie Bretagne, telle qu’on la rêve et telle qu’on l’aime. »

vers coray 

Aujourd’hui, comprise dans le canton de Châteauneuf-du-Faou et l’arrondissement de Châteaulin, la commune de Tregourez relevait avant la révolution de la sénéchaussée de Quimper, et n’a cessé de se rattacher, par les usages et les costumes, au « pays Glazic ».

La forêt de Coatéol couvrait autrefois son territoire qui avait trois lieues de diamètre.

Paroisse de l’évêché de Cornouaille dès le XIème siècle, Tregourez englobait à cette époque les villages de Guelvain et de Lannarnec, aujourd’hui rattachés à Edern.

L‘histoire ancienne de Tregourez est intimement liée à celle de la seigneurie de Laz dont elle dépend.  Elle appartenait au XIIIe siècle à la riche famille des Montfort. Ce territoire est rattaché plus tard au marquisat de La Roche-Helgomarc’h.

Dans la commune de Tregourez, les premiers villages dont il est fait mention sont : Kernevez (La Villeneuve), Creach ar Veilh, Kergaridic. Ces villages ne sont guère éloignés de la voie romaine situé au nord. Plus tard, on signale Kerzu, Pen ar Pont sur les bords de l’Odet… puis Keroret (dont la population était, parait-il, plus importante que celle du bourg de Tregourez), Kergreac’h, Guern ar Stang, Follézou (qui veut dire « les lisières sauvages ») (H.C)

Allons faire un tour au cadastre.

C‘est à l’initiative de Louis XV, qu’est levée la première carte géométrique du Royaume de France.

César François Cassini de Thury dit Cassini III, fils de Jacques, est chargé de réaliser ce travail à l’échelle « d’une ligne pour cent toises », soit 1/86400e.

La carte s’appuie sur le réseau géodésique que viennent d’établir (de 1683 à 1744) Jean-Dominique Cassini et son fils Jacques (père de Cassini de Thury).

Les levées commencent en 1753 avec César François Cassini de Thury.

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Carte  de Cassini de Tregourez et sa transposition

 

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 Napoléon a joué un rôle fondamental dans l’histoire de la cartographie française. C’est lui qui a donné l’impulsion initiale et nécessaire à deux grandes entreprises d’envergure nationale, à savoir la confection d’un cadastre parcellaire et celle de la Carte d’État-major, réalisée au 1/80000ème entre 1832 et 1880.

plan napo TZ 

C’est la loi du 15 septembre 1807 relative au budget de l’État, qui est à l’origine du cadastre parcellaire français, dont les travaux s’achèvent dès 1850 pour la France continentale.

Tregourez et les communes limitrophes

Communes 

 

La commune totalement rurale, présente un paysage de bocage et d’habitat dispersé en de nombreux hameaux, certains d’assez grande taille comme Kergréac’h à l’est du bourg, Kerhuon et Keroret à l’ouest et au nord-ouest, Penn ar Pont et Kerléonec au sud et au sud-ouest, etc.. Le bourg, édifié sur une légère éminence, connaît une extension en étoile le long des routes ces dernières années. La commune, est éloignée des centres urbains  que sont Rosporden à 16 km, Châteaulin à 20 km, Quimper à 21 km, et Concarneau à 26 km. Elle n’est desservie par aucune voie ferrée, ni voie express, mais uniquement par des routes départementales (D36, D51, D336).

Le bourg

« Le sol y était certes beaucoup moins labouré et cultivé qu’aujourd’hui. Sur les crêtes nord, il y avait des bois et des landes (Min Pin), les landes de Menic et de Follézou. Les talus étaient très boisés : il semblerait que sur le flanc des Montagnes Noires, le flanc tourné au sud, il y ait eu des vignobles car il existe entre Laz et Tregourez un village dénommé roz ar Gwin (le coteau du vin). Sur le versant opposé, sur le territoire de Leuhan il y a aussi un autre village Roz ar Gwin. Il est difficile de savoir à quand remontait cette culture… A l’époque romaine, au retour des croisades ou au temps de Anne de Bretagne ? Avec les moyens modernes, les cultivateurs de Tregourez et leurs parents avant eux, à compter de la première guerre mondiale 14-18 jusqu’à nos jours, ont pratiquement rendu à la culture 90 % des terres de la commune. » (H.C)

 le bourg 1965

 

 



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