Les travaux à la ferme.

La répartition des terres de Tregourez nous permet de remarquer l’importance du sol cultivable. Chose qui constitue une condition de base pour l’implantation de l’agriculture. Tregourez en effet, est devenue un riche pays  agricole où l’arasement des talus modifie sans cesse le paysage et ou l’on sent à chaque instant que les méthodes traditionnelles perdent du terrain au profit d’une agriculture basée sur la mécanisation. (R.Peron Monographie)

A Tregourez comme en Bretagne, on fait les semailles de blé, d’orge et d’avoine jusqu’aux fossés qui entourent le champ. Si bien que par exemple, pour couper le blé avec la faucheuse, il faut lui faire un chemin de passage; pour cela, on prend une faux et on ramasse la paille ainsi coupée à l’aide d’une faucille. Ensuite, elle est mise en bottes et placée dans le fossé du champ.

Champ de blé

Une fois  le grain semé  à la main…et cela terminé, on passait la herse pour recouvrir les graines; et ensuite, le rouleau. Normalement, on mettait la herse sur le rouleau pour ajouter du poids; ainsi, le rouleau « tassait » davantage la terre, vu qu’il était plus lourd. (années 1950)

Ces travaux se faisait à l’aide de chevaux. L’apparition massive des tracteurs a porté un rude coup à l’élevage des chevaux. En effet le cheval était élevé dans notre région pour servir aux travaux de la ferme. Jadis, quand il n’y avait pas  de moteur,  s’est lui que l’on utilisait pour faire tourner le manège actionnant les premières batteuses.

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Jadis le porc qu’on élevait à la ferme n’était pas destiné à être vendu, mais à être consommé dans la ferme. Il constituait un aliment de base pour l’alimentation. Quand on tuait le cochon dans une ferme tout le village en profitait. L’évènement était fêté par un gigantesque « fest ar pimorch » La famille avait alors des réserves de pâté, graisse salée, lard, andouilles et saucisses pour quelques mois, au terme des quels on répétait la même opération.

Tregourez est une commune où dominent les petites et les moyennes exploitations. C’est le type même de l’exploitation familiale. Parfois un commis aide la famille, mais de nos jours les valets de ferme se font de plus en plus rares. . Ceci explique sans doute tout le soin que l’agriculteur porte à sa ferme, et pourquoi il n’hésite pas à moderniser quant il en est besoin. Les grandes fermes n’existent pas. (R.Peron Monographie 1964)

Entre les deux guerres les cultures de petits pois et de haricots étaient livrés aux conserveries de Concarneau.

Certains agriculteurs possèdent jusqu’à 5 hectares de haricots. D’autres petits fermiers n’hésitent pas à consacrer à cette culture jusqu’à ¼ de leurs terres. Bien que les machines à cueillir les haricots verts existent déjà en 1964, la récolte se fait à la main. Le bourg de Tregourez et les campagnes voisines connaissent alors leur plus grande animation de l’année. Le personnel local étant loin de pouvoir suffire, certaines personnes viennent passer la saison à Tregourez. De nombreux cars viennent apporter des travailleurs de St Goazec, Plonévez du Faou, Pont de Buis, Lanvenegen (Morbihan), Belle Ile en Terre (Côtes du Nord) etc.……… (R.P)

haricots

 La répartition des terres de Tregourez nous permet de remarquer l’importance proportion de sol cultivable. Chose qui constitue une condition de base pour l’implantation de l’agriculture. Tregourez en effet, est devenue un riche pays  agricole où l’arasement des talus modifie sans cesse le paysage et ou l’on sent à chaque instant que les méthodes traditionnelles perdent du terrain au profit d’une agriculture basée sur la mécanisation. (R.Peron Monographie 1964)

Ce caractère de prospérité Tregourez l’a certes et depuis longtemps à en croire la vieille chanson à  qui dit :

« Keuneudet eil ive eus ar c’herra zo er vro

   Elle est aussi boisée des plus beaux arbres de la région

Gwellet veze saout barz ar gest beteg ho dez

   On y voit des vaches dans l’herbe jusqu’à leur pis

Ha beteg daou ugen gwaz borna war memez leur ».

Et jusqu’à quarante hommes battant le blé sur la même aire.

Ceci se passait bien sur à l’époque ou le battage se faisait au fléau, et ou le problème de la main d’œuvre à la campagne ne se posait pas encore.

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Toutes les exploitations communiquent facilement avec le bourg et les routes qui y mènent sont en bon état. Depuis une douzaine d’années déjà toute la campagne est  électrifiée (1952), et le problème de l’eau ne se pose pas car depuis trois ans, toutes les fermes disposent de l’eau courante, à part une qui est située à une altitude trop élevée. (R.Peron Monographie 1964)

On note depuis quelques années une nette régression de la production du blé à Tregourez, ceci au profit de l’orge. La moisson se fait entièrement à la moissonneuse batteuse, ce qui fait disparaître les dures journées de battage. Mais c’est aussi, sans doute la fin des rassemblements de solidarité d’une cellule sociale qui trouvait sa conscience après le travail en commun dans les  danses ferventes ou le Kan ha diskan était à l’honneur. Autrefois on moissonnais à la faucille. 

Après la Seconde Guerre Mondiale, une révolution agricole a lieu. Les tracteurs remplacent les chevaux, les Prim Holstein remplacent les pies noires et autres Froment du Léon.

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Si le sarrazin et le seigle, que l’on cultivait autrefois sur les hauteurs de la commune ont complètement disparus, depuis quelques années le maïs s’est implanté à Tregourez, mais il est utilisé comme fourrage. Les céréales secondaires trouvent leur utilisation dans l’alimentation du bétail. Quant au blé il est vendu à la minoterie. Nous sommes en 1964 et depuis quelques années, le sarrasin est de retour.

 Les pommes de terre occupent une place importante dans l’économie rurale de la commune. Il s’agit parfois de pommes de terre de consommation. Mais l’on s’attache surtout à produire des semences sélectionnées. La plupart des exploitants adhèrent à la « coopérative de LENNON ». Après l’épuration, des contrôleurs dépendants de la coopérative classent les pommes de terre, en « Elite » classe A soit en classe B selon la qualité. Ceci explique pourquoi les agriculteurs attachent beaucoup d’importance à l’épuration, car c’est une fierté pour aux de pouvoir dire que leurs pommes de terre sont classées en « Elite ». Après l’arrachage les pommes de terre sont ramassées dans des caisses d’une contenance de 25kg qui sont aussitôt transportées au bourg ou se trouve la coopérative. C’est elle qui se chargera du traitement, de la conservation en cellules spéciales et de la vente.  (R.Peron Monographie 1964)

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La commune de Tregourez pratique donc une polyculture intensive. Les agriculteurs veulent à tout prix avoir des rendements importants. Pour arriver à ce résultat, ils ne ménagent pas leur peine et répandent de l’engrais en quantités très importants. Ils n’hésitent pas à rompre avec les traditions agricoles qui dans certaines régions ont pour effet de paralyser l’agriculture. (R.Peron Monographie 1964)

On trouve différentes races, armoricaine, normande, pie-noire et frisonne. Les animaux sont vendus au poids de viande utilisable à la S.I.C.A. de Briec, ou conduits à la foire de Châteauneuf du Faou qui a lieu une ou deux fois par mois, et qui est l’une des plus importantes du Finistère. (1964)

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