L’eau salutaire.

L’organisation d’un village se faisait autour d’un point d’eau : la fontaine ou le puits. Aujourd’hui peu de fontaines ont passé les ans car peu étaient construites en pierres alors qu’un certain nombre de puits ont encore leur margelle.

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Louis le Guennec au XX e avait quant à lui trouvé la chapelle de Ponthouar  » au creux d’un vallonnet verdoyant peuplé de moulins. » Aujourd’hui on ne voit plus, sur le Guip – c’est le nom de la « rivière de Tregourez »-, les moulins que décrivait Louis le Guennec. Seul l’ancien cadastre les montre encore ainsi que leur retenues d’eau. (G.Peron -Kaier ar Poher n°43)

Depuis les temps reculés des moulins à eau ont donc fonctionné à Folleou, Keraden, Créac’h Gwen. Qui dit moulin à eau dit rivières. Il y en a cinq sur la commune. Le Guip, La rivière du Pont Neuf, le Dour Kerdraodet, le Poul Born, et le fleuve Odet. Trois d’entre elles forment nos frontières avec les communes voisines : le ruisseau du Pont neuf avec Langolen, Le dour kerdaodet avec Laz, l’Odet avec Coray. Ces ruisseaux sont des affluents de l’Odet.

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Des moulins à eau de « Folléon, de Creac’h guenn, de Keraden ». Il ne reste de celui de Folléon, Folleou aujourd’hui,  que les bâtiments les plus récents, qui ne portent plus aucune trace de leur fonction. Dans les années 1970, le locataire était encore tenu d’entretenir la roue. Cette obligation est tombée en désuétude, et la roue n’existe plus. Des essieux de pierre ont été trouvés lors de la démolition d’une crèche sise à l’arrière de la maison d’habitation. J‘habite à Follezou, le site de cet ancien moulin. Nous reçu un courrier, puis la visite d’un fonctionnaire du service des eaux qui venait vérifier le bon état de fonctionnement de la roue du moulin.  Plus de bief et plus de roue bien sûr. Il était temps de mettre à jour l’inventaire des moulins sur Tregourez.

Du moulin de Créac’h Gwenn ne reste qu’un bâtiment dont la construction se situe au 19e siècle.

Un moulin ruiné est en frontière avec Langolen, le moulin de l’abbé, non loin de Kergus, sur le ru du Pont neuf. Aux fils des ans, il s’abîme de plus en plus. On peut encore y voir les meules à l’intérieur. Lorsque j’y suis allée, j’ai pu voir dans la pièce d’habitation les restes de ce qui fût la vie ici. (table, chaises….)

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Des lavoirs à usage collectif, se sont donc installés le long de ces ruisseaux. C’est le cas à Folleou, à Pont ar guip, où le lavoir profitait ainsi de l’eau du Guip, des anciennes pierres tombales y participaient au confort des laveuses.  et à Ty Sivinou sur l’Odet. Des lavoirs ont fonctionné à partir de sources, comme à Ty Sivinnou et  Toul Bout. Le lavoir de Toul Bout est quasi inaccessible et envahi par la végétation.

Toul bout lav

A Ty Sivinou, ce lavoir  du village, est  propriété privée. La population du bourg y  venait en toute saison laver le linge. L’été la source était à sec. On allait alors laver son linge dans l’Odet en contrebas du village. Puis vint le lavoir communal, qui  a été construit à Pont ar Guip en 1953. Comme tout les lavoirs de cette époque, il était en béton et avait l’avantage d’être couvert. Le confort des lavandières s’en était nettement amélioré. Au fond la cheminée permettant de mettre les lessiveuses à bouillir.D’autres lavoirs  était fréquentés le long des cours d’eau, notamment sur l’Odet et à Follezou sur le Guip.

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On est à l’époque de la modernisation du bourg. L’alimentation en eau potable venait d’être réalisée en 1950. Le recours aux matériaux modernes tels que le ciment, témoignent d’une activité encore pleinement présente qui sera ensuite progressivement abandonnée, surtout après les années 1960. Aujourd’hui, le lavoir à Pont ar Guip  est rarement fréquenté . Il n’y a pas encore si longtemps on venait y laver sa voiture……….Ce lavoir n’a rien de beau, il était surtout « fonctionnel » à l’époque. 

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L’alimentation en eau potable de toute la commune s’achèvera en 1961.

Quant aux fontaines qui alimentaient les hameaux, elles ont toutes subit outre l’outrage des ans mais aussi celui de l’abattage des talus et autre remembrement. J’en ai trouvé deux. La première à Kerfur, busée et inutilisée depuis l’arrivée de l’eau, et l’autre à Kerfaro, Feuteun an Abad, que le propriétaire de lieux a dégagé de la végétation.

La source dite Feunteun an Abad (Kerfaro, Bannalec, 29)

Les fontaines de Toul Bout et Ty Sivinnou alimentent les lavoirs. Il y en a eu sûrement d’autres. La route de « Feuteun Liou » à partir du bourg en reste le témoin.

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A la fonction sacrée, sans doute plus ancienne, s´est ajoutée,  la fonction civile. La seule fontaine sacrée de Tregourez est celle de la chapelle de Ponthouar. Séparée du placitre par la route, elle est isolée dans la prairie adjacente. C’est une fontaine toute simple constituée d’un arc monolithe. La niche intérieure a perdu « Intron Varia ar Dour » Notre Dame de l’Eau. Un petit bassin recueille l’eau qui se jette ensuite dans le Guip.

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Le hameau qui s’élève ici doit son nom à une construction étrange. Le village se caractérise en effet par une digue en terre  supportant l’actuelle route de Tregourez à Quimper. Au XVIe Ponthouar s’écrivait en effet Pontdouar ce qui signifie littéralement  » le pont de terre ». (G.Peron- Kaier ar Poher n°43)

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Si les fontaines étaient disséminées dans la campagne, les puits se trouvaient dans chaque ferme ou hameau, et cela à partir du 18 e siècle. Leur décoration est plus ou moins recherchée en fonction de l’aisance du propriétaire. Certains sont encore visibles. D’autres ont été déplacés et servent de décoration.

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Beaucoup ont aussi souffert de la pioche et leurs éléments dispersés dans les talus (Kerhallec). Peu sont encore en eau (Kermadoret).

Ce puits d’une ferme du bourg de Tregourez était remarquable, les pierres semi circulaires qui forment la margelle sont très belle et de belle taille. La maçonnerie des puits est tantôt circulaire tantôt carrée mais toujours très soignée. La pierre de taille est souvent utilisée. Il était fréquent qu’un « droit au puits » pour les voisins qui  n’en n’avaient pas se transmette d’une génération à l’autre.

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Certains puits peuvent avoir encore leur lavoir sur le côté, à Kergus c’est une pierre à laver que l’on trouve.

  Le bloc de granit gravé de rainures régulières servait autrefois à laver le linge. La pièce de vêtement était posée à plat et frottée avec une brosse et de la cendre de bois, tandis que l’eau versée avec un seau s’écoulait par les rainures.

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Depuis la Révolution Française, l’eau potable est gérée par les communes, qui sont responsables de la bonne distribution auprès de ses habitants.

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Sur le territoire de Trégourez, on trouve de nombreux puits qui servent à la fois à étancher la soif des Trégourézois mais aussi aux activités quotidiennes.
Ces puits sont utilisés depuis des siècles pour l’agriculture et la consommation de la population.

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L‘arrivée de l’eau dans les années 50 à conduit à la construction d’un château d’eau, qui lui-même a été détruit en 1961 suite à l’évolution des techniques de distribution et d’alimentation. Ce château d’eau se trouvait un peu au dessus de la gare, qui elle sera détruite en 1970.

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En 1956, technicité oblige, la commune désigne un fontainier. Ce sera Louis Kérisit qui sera chargé de cette mission d’importance.

Le Conseil municipal de novembre 1966 pensera à un réseau d’assainissement dans le bourg. La station d’épuration verra le jour en 1973.

Deux points de captages ont été créés : Kerfoc’h et  Kernevez ainsi que quatre forages pour l’alimentation en eau de la commune. 

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