Patrimoine civil.

 

LA MAIRIE

Le découpage des territoires en communes date de la révolution française de 1789, qui a repris les anciennes limites existantes des paroisses et des bourgs. C’est aux députés de province que l ‘on confie  le soin de fixer le nombre et les limites des départements et de leurs anciennes provinces. 83 départements en résulte. La division de la Bretagne en 5 départements et l’instauration de leur limites sont adoptées le 28 janvier 1790. Désormais le terme « Bretagne » et « breton » sont exclus du vocabulaire administratif.

 La loi du 14 décembre 1789 organise les communes, nouveau nom des paroisses. Les premières élections municipales en France, ont lieu en février 1790. Le maire est alors élu pour deux ans, un procureur de la commune est élu aussi. Il a pour attributions de requérir l’exécution des lois. La loi du 12 septembre 1791 crée la commune de Laz, « qui aura Trégourez comme succursale », mais la commune de Trégourez devient indépendante dès 1793.  En 1799 les conseils municipaux seront établis dans chaque commune. La constitution de l’an III décrète que les communes de moins de 5000 habitants ne possède pas de municipalité. C’est le cas de Trégourez avec 1000 habitants. Néanmoins, un agent municipal et un adjoint officient dans la commune.

De la toute première mairie, plus de trace. De nombreuses communes rurales ont attendu que le XIXe siècle soit bien avancé voir dépassé pour se doter d’un local spécifique aux activités municipales, soit par manque de finances, soit qu’elles n’en voyait pas la nécessité. Longtemps les archives ont été conservées, et les réunions du conseil municipal chez les maires ou des particuliers et mêmes dans des auberges.

En 1905, donc première mairie, le conseil municipal se tenait dans une petite maison en bas du bourg vers Coray. Au rez de chaussée composé de quatre pièces, une était utilisée par la mairie côté cour. Plus tard la mairie eu pignon sur rue, et une porte fut ouverte.

En 1964, la mairie s’est installée dans une partie des locaux délaissés en rez de chaussé.

Pas d’archives municipales ? Le secrétaire de maire de l’époque, Talledec, nommée en 1933,  était un « mauvais secrétaire » et n’a conservé aucun document, sauf les registres d’état civil. En attendant la construction de la mairie, une maison a été prise en location dans le bourg. Propos recueillis auprès de P.Kerneïs en 2008)

mairie

Dans les locaux délaissés par la maire, au rez-de-chaussée, se sont installées les Assurances de Landerneau.

Un petit « coin » ensuite pour la première bibliothèque de la commune, qui s’est installée ensuite au premier étage du foyer communal, et ensuite retour dans les locaux d’origine. Ces derniers vidés des classes à la suite de la construction d’un nouveau complexe scolaire (2007) on entièrement été réaménagés pour une bibliothèque neuve

 

mairie 2008

Les maires de Trégourez

1803-1804 BLEUSEN, 1808-1816 MAHÉ Jean, 1820-1836 LE BOURHIS Alain, 1844-1854- MAHÉ, 1865-1873 QUINTIN Yves, 1874-1878 MAHÉ Corentin, Février 1878- LE DU Grégoire, 1883-1884 MAHÉ Corentin, 1884-1889 PÉRON Alain, 1889-1892 LAVANANT Corentin, 1892-1912 QUÉMÉRÉ Jacques Guillaume, 1912-1919 BOURHIS René, 1919-1925 MÉROUR Pierre, 1925-1934 DALAYEUN Jean, 1934-1944 BARRE Jean Marie, 1947-1963 LE DU Louis, 1965-2001 KERNEIS Pierre, 2001-2008 LE GARREC François, 2008- DONNARD Hervé.

anigif

Cliquer sur la photo

On trouvera dans les PV de conseils qu’un tambour est présent sur la commune. Il officie à la sortie de la messe.

Présence d’un porteur de télégramme, en 1953 Mr Kérisit. La fonction se transmettra au fil des ans et en 1960 c’est une porteuse.

Présence aussi de cantonniers, en 1954 c’est Pierre Cosquer, en 1963 René Quiniou.

cantonniers

Autre personnage important sur la commune l’évaronneur, a qui l’on vote une subvention en 1953. En 1961, c’est Pierre Caugant. La fonction est nécessitée par la prévention et la lutte  contre le varon des bovidés. En 1973 Mr Cotten prend le relais.

En 1956 ce sera Louis Kérisit qui lui sera fontainier.

Il était prévu  en 1953 la construction d’un ensemble poste et mairie. Mais  les locaux de la mairie ont été réaménagés en premier lieux. La poste a été construite ensuite (1965). En fin de compte les locaux de la mairie trop exigus et vétustes ont été remplacés par une mairie neuve inaugurée en  novembre 1985. L’espace libéré est affecté à l’école voisine.

Le ramassage des ordures ménagères est envisagé en avril 1968.

En mars 1970 on pense « Jeunes ». Une maison des jeunes verra le jour derrière l’église, les emprunts sont votés.

En 1975,  4 petites maisons pour les personnes âgées sont construites à l’emplacement de l’ancien château d’eau détruit.

Un terrain est acheté en 1971 derrière les écoles,  à destination sportive. Mais c’est surtout l’équipe de foot locale  « des Zèbres » qui l’investira. Auparavant ils s’entrainaient à proximité des locaux de  la foire. ce terrain  sera éclairé en 1975.

En 1976, on pense  terrain de camping est aménagé à proximité du « stade » de foot. L’acquisition des terrains est réalisée en 1980. Il sera opérationnel en 1981.

En cette même année, et à proximité de la maison des jeunes , sont créés des WC publics.

En 1982 deux terrains de tennis sont réalisés à proximité du stade.

En 1987 la maison des jeunes est réaffecté en salle polyvalente.

En mars 1988 la bibliothèque municipale est créée. Elle s’installera dans des locaux délaissés par la mairie. Un espace minuscule, les livres y seront disposés à chaque permanence et stockés ensuite jusqu’à la prochaine.

LA POSTE

C‘est sous Louis XIV, grâce au marquis de Louvois, que la Poste prend la dimension d’une véritable administration. La ferme générale acquiert le privilège du transport des correspondances dans tout le royaume et rapidement la « poste aux chevaux » élimine les messageries privées. Enfin, en 1848, Etienne Arago fait adopter le timbre-poste qui, en uniformisant les taxes postales, contribuera à l’essor de la correspondance. Sans remonter au « déluge », les premiers bureaux de Poste furent ouverts en Finistère au XVIIème siècle Brest, Landerneau, Morlaix, Quimper, Quimperlé, Rosporden et Carhaix. Puis de 1700 à 1810, s’ajoutent Saint Pol de Léon, Landivisiau, Concarneau, Châteaulin, Lesneven, Pont-Croix, Douarnenez, Le Faou et Audierne (donc neuf nouveaux bureaux). Entre 1810 et 1853, vingt-deux nouveaux bureaux seront créés dont Pont-l’Abbé en 1830. Celui de Trégourez ? Affaire à suivre.

maison ollu

C‘est en 1951 que la « maison Ollu » à la sortie du bourg sera louée à la municipalité pour faire office de bureau de poste.

Cela durera jusqu’en 1965 où un bureau flambant neuf et fonctionnel sera construit à côté de la mairie. On en profite pour faire une liaison téléphonique de la mairie vers le domicile du Maire.

Vers Laz-la poste

En 2007, plus de bureau de poste, car pas assez de rendement (sic). L’agence postale est née. La gestion est faite par les agents municipaux dans les locaux de la mairie. Est-ce cela que l’on appelle un service de proximité………..adapté ?

LES ÉCOLES

En 1899 s’ouvrent les écoles publiques en Bretagne. publiques oui, mais des recteurs refuseront l’absolution aux parents qui y envoient leurs enfants.

 » Au XIXe siècle, la Bretagne est encore largement déficitaire en écoles et connaît un retard dans l’alphabétisation de sa population. La loi Falloux de 1850 avait obligé les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école de filles. En rendant l’école primaire obligatoire, laïque et gratuite, les lois de Jules Ferry de 1881-1882, votées au début de la IIIe République, intensifient cet effort de scolarisation tout en contrant l’influence de l’Église. Toutefois le manque de locaux adaptés et un certain souci d’économie contraignent les mairies à dispenser cet enseignement dans des endroits improvisés. Cette pénurie permet à la Bretagne d’être l’une des premières à bénéficier du décret de 1881 sur la création des écoles de hameaux, mais l’obligation de les fréquenter ne sera effective que dans les années 1920. »(P.D).

A Tregourez , la population est de 1095 h. On a donc construit une « maison d’école » sur un  terrain du bourg appartenant aux  époux Rivoal.

La maison d’école est  « une maison construite en pierre couverte en ardoises, ayant rez-de-chaussée étage et grenier, ayant façade sur la place, avec cabinet d’aisance au midi ». Filles et garçons s’y côtoient. La préconisation de l’Inspection est « Si la classe est commune aux deux sexes, il y a nécessité de construire une cloison d’une hauteur de un mètre ». Je ne sais si la prescription a été suivie à Tregourez.

Le maître y a ses appartements au dessus de la classe , 2 pièces cuisine, et il n’ y a qu’ une seule classe. Cette maison d’école sera vendue en 1908 et deviendra quincaillerie, puis boucherie charcuterie jusqu’en 2007.

ecole gueguen

Cette maison d’école est à ce jour inoccupée.

 En 1895, cette « maison d’école » est trop petite. Quatre vingt quinze enfants la fréquentent. Deux écoles sont alors construites, une école de filles et une école de garçons. Ce sera chose faite en 1905.

ecole fille

Celle des filles  située en haut du bourg, une classe et un logement. L’école des filles est aujourd’hui transformée en appartements. L’école de filles qui au départ n’a qu’une classe est vite rattrapée par l’obligation de fréquentation, et une deuxième classe y est construite. En 1911 il y aura 120 élèves dans deux classes.

L‘école des filles a donc été construite en 1905. On y construira un préau et des WC et urinoirs en 1951, et une réfection importante en 1960. On reparlera encore de travaux en 1965. Elle a été utilisée jusqu’en 1971. A la rentrée 1972, tous les enfants s’installent dans l’école « des garçons » qui devient donc l’école communale. Il ne restera que la maternelle, qui elle même sera transférée dans des locaux scolaires neufs en 1994. Utilisée par les allemands pour loger leurs soldats pendant la guerre, elle est réhabilitée  depuis en logements sociaux.

   ecole des filles

 Celle des garçons en bas du bourg, comporte deux classes et les logements.

ecole garçon

 En 1909 les garçons sont déjà à l’étroit. Une 3e classe est construite. Le préau déjà n’est pas rassurant et menace de s’écrouler il sera reconstruit en 1921. L’hiver les élèves pataugent  dans la boue. La cour ne sera empierrée qu’en 1924. Une réfection des bâtiments est entreprise en 1955. La couverture sera refaite en 1962.

 

Tregourez ecole garçon

 

On considérait que l’école était finie à partir du moment où la plupart des élèves de la classe avait été au certificat d’études. 

On construira un espace dédié  à la restauration scolaire à proximité de l’école des garçons. On s’inquiète en conseil, qu’il serait nécessaire de l’assurer. Ce sera fait en 1952.  Mais déjà en 1957 cette construction était délabrée. Ce n’était en fait qu’un simple hangar destiné à mettre les enfants à l’abri pendant l’heure du repas.

Le ramassage scolaire, lui fonctionne depuis septembre 1953. Un car « Peugeot » sera acquit en 1975. On se modernise.

En 1963 , dans les locaux désaffectés de l’école des garçons, on installe la mairie. Les locaux sont remis à neuf et  les pièces redistribuées.

En  juillet 1969 le directeur  de l’école des garçons, Mr Jegou, part à la retraite, ainsi que Mme Bramoullée directrice de l’école des filles. En Septembre 1969, une classe est fermée.

En 1973 on installe le téléphone à l’école, ainsi que le chauffage central.

jegou

 Un module comprenant classes de maternelle et restaurant scolaire a été construit en 1994, à coté de l’école ancienne. Sur les terrains de tennis inutilisés, un autre module a rassemblé garçons et filles dans des locaux adaptés, ceci en 2007.

ecole neuve

Dans les locaux partiellement délaissés par les classes s’est installée la bibliothèque municipale, ces mêmes locaux qui auparavant ont été occupés primitivement par la Mairie, puis une agence bancaire.

LES POMPIERS

En 1955, la municipalité participe à l’achat d’un camion citerne incendie intercommunal.

Dans le bulletin municipal de décembre 1976, l’équipe municipale en place dirigée par Pierre Kerneïs promettait la création d’un centre de sapeurs pompiers. Il a vu le jour en 1981 très exactement le 12 mars. Il est à ce jour le plus jeune corps de sapeur du département.

pompiers1981

Le corps des pompiers de Tregourez est le dernier installé en Finistère. Le projet devient réalité le 12 mars 1981 sous l’impulsion de Mr Fedini, alors sous-Préfet de Châteaulin et de la municipalité. Le décret du 3 décembre 1982 le porte sur les fonds baptismaux sous l’égide du Colonel Celzard, Directeur départemental ses services de secours et d’incendie. Ce premier centre de secours s’installe dans des locaux d’un ancien garage tenu par Mr Mercier, en plein centre bourg.

caserne

Le lieu est pratique car il y a deux entrées ou sorties : une sur la rue  principale eu une autre dans la venelle de Garn Dréon.

caserne2

Ensuite viendra une caserne neuve dans la ZAD.

christiane147816

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