Le patrimoine religieux en campagne.

LES CHAPELLES

Chapelle et fontaine de dévotion sont liées. Il serait plus fidèle à la tradition de parler de chapelle et fontaine de guérison. Le plus souvent on invoquait le saint, la sainte ou Notre Dame, au pied de la statue dans la chapelle ou près de la fontaine, pour obtenir la « grâce » de guérison pour soi-même ou pour un proche.

Il n’y a aujourd’hui plus qu’une chapelle sur la commune. La deuxième dont il ne subsiste que des ruines se trouve sur Edern aujourd’hui.

CHAPELLE NOTRE DAME DE PONTHOUARD

 « Dans la Paroisse de Tregourez, en l’évêché de Cornouaille, — Est une Chapelle de la  Vierge, dévote de longtemps; — Une des plus anciennes et des plus belles chapelles — dédiée à Madame Marie dans la Basse-Bretagne, — Appelée Madame Marie de Pontouar, parce qu’elle donne du secours à tous sur la terre, — (Pour franchir la mer de ce monde, — Et vaincre toujours toute tentation du mauvais Esprit — Le Pont de la Terre (Pont-An-Douar), est-elle encore nommée, parce qu’elle soutient — Par son secours et ses grâces tout vrai Chrétien, — Et qu’elle a la puissance et la volonté — De conduire tout le monde au Paradis de Dieu. » (Cité par L. Le Guennec 1920) dans Le cantic spirituel « en enor d’an Itron Varia ar Pontouar e parres Trégourez », imprimé vers 1830.

Chap ponthouard

La chapelle de Pontouar nous attire à présent, au creux d’un vallonnet verdoyant peuplé de moulins, à moins de deux kilomètres au sud-ouest du bourg. C’est un assez important édifice de la fin du XV° siècle, en contre-bas et aveugle du côté de la route, découpé vers le placitre en pignons à crossettes, avec un clocher sans grâce qui semble avoir été descendu et diminué par la base. Mais l’ensemble demeure plaisant et pittoresque; de l’herbe, de la mousse, quelques beaux vieux arbres jusqu’ici épargnés, le calvaire à fût écoté et flanqué de consoles, d’un type qui fut décidément en faveur à Trégourez. (L.Le Guennec – Extrait de « Vieux souvenirs bas-breton de Louis Le Guennec vers 1920)

Du bourg donc, on descend dans la vallée. « Soudain, sur notre gauche un clocher surmonté d’une flèche nous signale la chapelle, à l’abri dans un nid de verdure, » au bord de Ster Guip, petit affluent de l’Odet

 

Chapelle

Selon la tradition, le premier oratoire dédié à saint Guézennec se serait trouvé à proximité de cette chapelle, près du ruisseau qui rejoint l’Odet. Les pierres qui composent les murs de la chapelle auraient été remontées en radeau des environs de Coray. Ce fut certainement un lieu de pèlerinage, si l’on en juge par les bancs de pierre qui subsistent le long des murs intérieurs de la chapelle, et les deux autels (ou tables d’offrandes ?) disposés dans la nef. Sans doute fut-elle très fréquentée, à la fin du Moyen Âge, pour que la richesse de son architecture et de sa statuaire soit encore manifeste aujourd’hui.

L’édifice actuel date de la seconde moitié du XVe s. et du début du XVIe siècle : en témoignent la base des piédroits de la porte occidentale et de la porte ouest du bras sud du transept (dont la forme est commune à la fin du Moyen Âge), le remplage en forme de fleur de lys de la baie du bras sud du transept et les armoiries qui subsistent dans les restes de la verrière de cette même baie. La fleur de lys est un rappel des mariages successifs de la duchesse Anne de Bretagne avec les rois de France Charles VIII et Louis XII et les armoiries de la verrière sont celles d’Yvon (ou Even) de Kerguzet de Catherine de Tréanna (qui vivaient au milieu du XVe s.),celles de leur petit-fils,Olivier de Kerguz (docteur en droit, qui vivait dans le premier quart du XVIe s.), ainsi que celles de sa femme Jeanne de Kergoët, dame de Kerstang. Un clocheton se trouve sur le pignon occidental avec escalier sur le rampant. La porte ouest, à accolade et à pinacles, est surmontée d’armoiries martelées.

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Le plan est en forme de croix latine, avec une nef, flanquée au nord d’un transept, et un chevet plat en très légère saillie. Le mur occidental s’ouvre par une porte à accolade surmontée d’armoiries malheureusement martelées (qui confirment les hiérarchies seigneuriales dans la chapelle). La porte est flanquée de deux pinacles,et porte un petit clocher à flèche, auquel on accède par des marches aménagées sur le rampant sud. Deux portes latérales simples s’ouvrent au sud de la nef et à l’ouest du bras sud du transept ; deux fenêtres éclairent la nef, deux autres le bras sud du transept, une le bras nord : elles ont toutes gardé leur remplage ancien ; seule la fenêtre du chevet, plus récente, n’a pas de remplage. Deux piliers aux chapiteaux ornés de têtes sont les vestiges d’un édifice antérieur. Les animaux et les créatures mythologiques, aux postures grotesques ou scabreuses, qui ornent les crossettes des rampants de la chapelle, illustrent l’imaginaire médiéval.

 

rampant

À l’intérieur, la nef comprend quatre travées, la première étant murée pour former une sacristie logée dans la partie occidentale du bas-côté.Ce type de plan (une nef avec un seul bas-côté au nord) se rencontre dans plusieurs églises ou chapelles des environs : à Gouézec , à Pleyben , à Saint-Thois ,à Édern ,etc.Les arcades séparant la nef du bas-côté nord reposent sur des colonnes cylindriques à pénétration directe,sans chapiteaux. Les amorces d’un arc diaphragme sont visibles en haut de la nef : sans doute n’a-t-il jamais été construit. Quatre entraits à engoulants dans la nef, et un dans chaque bras du transept, consolident la charpente qui est recouverte d’un lambris.

la nef

Le mobilier, particulièrement la statuaire, est remarquable pour une chapelle rurale. A l’intérieur le maître-autel en pierres supporte un joli tabernacle en bois polychrome et colonnettes torsadées. il est surmonté d’un petit dais qui abrite le Christ en croix (actuellement en très mauvais état et déposé sur l’autel)  et les deux autels latéraux en pierre de taille disposent de leurs piscines gothiques, où le prêtre lavait les objets sacrés. Plusieurs statues sont en pierre peinte.

Le retable de l’autel du bras sud du transept est en pierre et garde quelques traces de polychromie : on y voit, en bas relief, le Christ crucifié, avec à sa gauche l’image d’un larron (certains l’identifient à un Christ aux liens).

Annexes de rigueur dans la plupart des chapelles bretonnes : dans le placitre, un calvaire du XVIe, implanté à quelques mètres au sud de la chapelle, avec un grand emmarchement à trois niveaux et un socle cubique ; son fût écoté est orné de consoles-mascarons où ne subsistent qu’une statue du Christ aux liens et un petit crucifix.

Pontouar

Dans la prairie en contrebas de la route, une fontaine de dévotion construite au-dessus d’un bassin rectangulaire est voûtée en plein cintre.

LES VITRAUX

Les baies n’ont conservé que quelques vestiges des vitraux d’origine. On y trouvait jadis des débris de vitraux du début du XVIe  représentant la Transfiguration avec Moïse et Elie et portant les armes d’Even de Kerguz et de Thomine de Treanna vivants en 1450 et de leur petit-fils Olivier de Kergus, époux de Jeanne de Kergoet, remontant au quatrième quart du XVe,  tandis qu’une sainte Véronique subsiste dans une baie et une Annonciation dans une autre, ces deux dernières datant vraisemblablement de la fin du XVe ou du début du XVIe. L’ensemble de ces vitraux a été restauré vers 1970-1980 par le maître verrier Hubert de Sainte-Marie,de Quintin (Côtes-d’Armor).

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  Trégourez se trouve aujourd’hui à environ cinquante kilomètres du port le plus proche. Hier où se trouvaient les côtes ? Comme toute chapelle en Bretagne, celle de Notre Dame de Pontouar a certainement été bâtie sur un site où préalablement était honorée une divinité païenne, en l’occurrence ici celle de l’eau. Curieusement on retrouve sur le portail sud de l’église au bourg, une sirène lascivement allongée. La légende affirme que, lors de l’immersion de la ville d’Ys à la suite de l’anathème de Guénolé, la mer en furie aurait atteint cette chapelle si le roi Gradlon n’avait pas sacrifié à temps sa fille Dahut.

LA STATUAIRE

L‘éducation de la Vierge, groupe du XVIIe siècle, bois polychrome représente Sainte Anne et près d’elle, debout, livre en main Marie adolescente. Le mouvement des bras de sainte Anne est assez inattendu.

En grès polychrome Saint Maur est mitré, du milieu du XVIe siècle, ainsi que Saint Maurice abbé  (du monastère de Clohars-Carnoët, dans le sud du Finistère) et Saint Roch et son chien (culte lié aux épidémies), sont aussi présents. comme Saint Sébastien, il était invoqué en temps d’épidémies.  Sur cette statue en bois il montre une plaie, à la cuisse. Morsure ou plaie de lèpre ?

En bois polychrome : le Christ en croix sur la poutre de gloire (qui devait être accompagné de deux panneaux représentant la Vierge et saint Jean, aujourd’hui fixés sur les piliers du haut de la nef),

Les autres statues sont  une Vierge portant l’Enfant sur le bras droit et tenant une grappe de raisin de la main gauche (Notre-Dame de Ponthouar).

« Notre dame de Pontouar, vierge mi-gothique, d’un beau caractère trône à gauche du maître autel sur une singulière console figurant une tête humaine embrassée par deux dragons dont un lui déchire la gorge de ses griffes, ce qui provoque chez elle une expression d’intolérable souffrance. »

La console sur laquelle repose la statue donne une vision de l’enfer, deux monstres enserrant dans leurs crocs la tête d’un damné. Notre-Dame de Pontouar tient dans la main une grappe de raisin, symbole de richesse et de prospérité dès l’Antiquité. Jésus a en main une figue et une poire. Dans la symbolique chrétienne, la poire est synonyme de la première mère, Ève, et les fruits sont ses enfants, les hommes.

statuaire

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Dans la nef se trouve une autre effigie, sur son piédestal, richement sculpté, celle de Saint Vennec (S.Gveznec) en homme d’armes. Saint Guézennec (frère de saint Guénolé, le fondateur de l’abbaye de Landévennec. La statue est datée de 1563. Ce nom en langue celtique signifie : combattant, valeureux. Parmi les évènements miraculeux qu’on impute à  Guezennec et à son frère  Jacut, celui ci significatif :

« Il vint (vers 485) en longeant la côte Nord de l’Armorique, vers la partie occidentale de cette contrée encore païenne. Il espérait pouvoir y trouver la quiétude nécessaire à l’expression de sa foi, mais il avait aussi l’intention d’y prêcher le catholicisme. «   (FG 1997).
La représentation de ce Saint avec une épée et un livre (probablement un évangile) dans ses mains, voulait sans doute rappeler aux fidèles, qu’il avait été à la fois un fervent défenseur de la Chrétienté et un missionnaire des Saintes écritures.

Ainsi, par exemple, parmi les événements miraculeux qu’on impute à SAINT GUEZENNEC et à SAINT JACUT, celui-ci est significatif de leur réputation : Au cours d’une violente tempête, des marins en perdition, qui les avaient invoqués, les voient apparaître 1′un à la poupe, 1′autre à la proue de leur navire. Ils réussissent à calmer la violence de la mer par leurs prières et permettent à ces marins de sauver leur vie et leur bateau. (FG 1997)

Par la suite, les deux saints  Vennec et Jacut, sont invoqués lors des tempêtes………….. Ce culte précède celui de Notre-Dame à Pontouar.

Dans le  texte cité par le Guennec, on y apprend qu’autrefois on y priait la Sainte Vierge sous le nom de Madame Marie de l’Eau (Itron Varia an Dour) et que les matelots venaient par bande l’invoquer avant leur départ. »" (LLG 1938)

On notera enfin les trois piscines aménagées auprès des autels, le bénitier placé près de la porte d’entrée sud dont un personnage tirant la langue soutient de sa tête et de ses bras la vasque sur laquelle a été sculptée la date de 1851.

La tribune adossée au mur occidental est un autre témoignage des prééminences seigneuriales ; la poutre qui la supporte est ornée de feuilles de vigne, de grappes de raisin, et d’un personnage (vigneron ?) qui s’empare d’une grappe. . Le thème décoratif de la vigne est récurrent dans l’art religieux. L’Église est l’un des plus grands consommateurs et producteurs de vin, à une période où cette boisson est considérée plus saine que l’eau. En effet, celle-ci était fortement polluée dans les villes et transmettait les épidémies. Le vin représente aussi symboliquement le sang du Christ.

La chapelle a été restaurée en 2010. Trois de ses statues très abîmées ont elles aussi été restaurées.

Tregourez Ponthouar

CHAPELLE DE SAINT VEGUEN

 Paroisse de l’évêché de Cornouaille dès le XIe siècle, Trégourez englobait à cette époque les villages de Guelvain et de Lannarnec, aujourd’hui rattachés à Edern. Il ne reste aujourd’hui que très peu de choses de la chapelle saint Véguen sise à Guelvain, Gulvain aujourd’hui. Les ruines se situent en plein champ entre le village de Kerninon et le hameau de Gulvain dont elles ne sont guère éloignées.

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San Uuiconus c’est Saint Guegon ou Gueguen, le peuple l’appelle « Sant Vuéguen » A 600 m de Gulvain, sur le même revers de la colline se rencontrent les ruines de la chapelle Saint Véguen.

La statue de Saint Véguen  fut transférée dans la chapelle de St Gulvain lorsque la chapelle tomba en ruines. Les pierres ont fait le bonheur de quelques uns dont on pourrait retrouver la trace dans les murs des maisons des environs. Pour ma part j’ai eu du mal à la trouver tant les taillis et les broussailles l’on envahie. Une pierre provenant de la chapelle porte la date de 1665. La fontaine qui la jouxtait n’est aujourd’hui plus visible.

« Dans mes tournées d’expertises, Il m’arrive parfois de passer par ce village, et ma curiosité me pousse à contempler ce coin de terre où tant de souvenirs de famille me rattachent. Avant d’arriver à la rivière par la route du Moulin Kergus, un petit chemin conduit à gauche à 450 mètres du village à une garenne très en pente vers la butte. On entre dans cette garenne par un escalier en pierres, grandes et bien taillées, laissant deviner qu’une multitude de passants l’ont autrefois franchi. A cent mètres plus liant, se trouvent, dans un bouquet d’arbres, les vestiges d’une parure de la tour et des murs d’une chapelle patronnée de son temps par saint « Végant »  Ce saint a été transporté à Gulvain il y a près de 80 ans et même l’on raconte que transporté plusieurs fois à Gulvain, le lendemain on le retrouvait à sa place dans sa vieille chapelle. Ce n’est qu’après que les honneurs et certaines promesses que lui firent des notables d’Edern qu’il se résigna à se fixer à Gulvain définitivement. Je me rappelle encore cette plaisante anecdote que m’a racontée mon père à son sujet, car on ne badinait pas avec lui. Ainsi, huit faucheurs travaillaient un jour dans une prairie voisine. Au repas, en mangeant de la bouillie, à l’ombre, à côté de la chapelle, l’un d’eux eut une idée et l’appliqua sur-le-champ saint « Végant », dit-il, n’a pas goûté la bouillie depuis longtemps, je m’en vais lui servir une cuillerée. Il s’exécuta en lançant au saint, à travers la figure, la bouillie et en lui disant: « Tiens mon vieux…, mange…. ‘. Le saint furieux lui infligea aussitôt la fièvre pendant six mois. » (R. Coroller 1950)

CHAPELLE SAINT GUENOLE à GULVAIN

 Géographiquement et historiquement comme le prouve la chartre, Gulvain fait partie du pays de Tregourez et ceci se remarque encore de nos jours. Trêve de cette paroisse dès le temps du Roi Gradlon, Gulvain a dû être rattachée à Edern à l’époque ou le comte Budic fit donation de ce domaine à l’abbaye de Landevennec, c’est-à-dire au 11e siècle (cart.Landevennec chartre XLVI) et cet état de chose à persisté jusqu’à nos jours.

La chapelle Saint-Guénolé à Gulvain, dédiée à Saint Gunénolé, est une ancienne chapelle tréviale qui fut reconstruite en 1880  ; elle a été en partie détruite par le foudre en 1924 mais restaurée en 1925. Elle a conservé son cimetière dans son placître.

LES FONTAINES

FONTAINE NOTRE DAME DE PONTHOUARD

Dans la prairie, de l’autre côté de la route, fontaine à voûte sans fronton.

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La fontaine Notre Dame de Ponthouar est contemporaine de la chapelle donc du XVIe, elle se trouve au fond du vallon, et séparée de la chapelle par la route qui mène à Langolen, c’est une charmante fontaine en arc de cercle. La modification de la route de Quimper en 1893  la sépare de la chapelle et la place sur un terrain privé. C’est une fontaine à voûte sans fronton avec ouverture  à quatre claveaux sur corbelets, intrados et extrados cintrés, et des murets hauts en applique.

Selon la tradition, le premier oratoire dédié à saint Guezennec se serait trouvé à proximité de cette fontaine. près du ruisseau , le Guip, qui rejoint l’Odet. Cette petite fontaine voutée dont l’eau avait le pouvoir de guérir les maux d’oreilles, possédait une effigie de saint Guezennec.

Par la suite c’est à « Intron Varia an Dour » que l’on adresse ses prières. Il n’y avait plus de statue dans la petite niche. Une vierge en plastique, miraculeusement,  y siège maintenant.

Les marins venaient à cette fontaine de dévotion se mettre sous la protection de Notre Dame de l’eau avant de partir en mer, puis revenaient au retour pour la remercier.

FONTAINE DE SAINT VEGUEN

 Elle est toujours existante à 20m du chevet de la chapelle, mais il faut la chercher, seule l’eau filtre à la surface de la terre. Il n’y a plus depuis longtemps de monument. Dans la mémoire locale on ne sait plus à quoi elle ressemblait. Ce saint était invoqué contre la fièvre. On y menait aussi les enfants tardifs que l’on baignait dans la fontaine  Les paroissiens de Gulvain, Trégourez, et Edern  le faisaient chaque année,  au mois de mai, les trois lundi en l’honneur du saint, après avoir fait les trois tours rituels de la chapelle. On ne connaît pas grand chose de Saint Véguen. Il était contemporain du Roi Gradlon, sans doute un de ses principaux officiers distingué par lui dans une expédition guerrière, et gratifié après le succès des cinq livres d’or que mentionne la charte. Aussi généreux que son maître et aussi plein de vénération pour lui, il fit don de la trêve de Très Uuilermeaen et Lan Hoiarnic au fondateur de Landevennec.

FONTAINE DE GULVAIN

 Pendant longtemps on a hésité à voir Tregourez dans Trechoruus. Or, d’après les bulletins publiés par la société archéologique du Finistère, aucun doute n’est possible. Quand on a « Tref Uuilermean », c’est la trêve de Gulvain (Guillevain au 16ème siècle) située à quatre kms de Tregourez et Lan Hoiarnic c’est aujourd’hui Lanarnec de la trêve de Gulvain à mi-chemin entre Edern et Tregourez.

 

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Géographiquement Gulvain n’est pas tellement reliée à Edern, par contre elle communique très franchement avec Tregourez sur un front de près d’une lieue et la route qui relie les deux localités est directe.

Géographiquement et historiquement comme le prouve la chartre, Gulvain fait partie du pays de Tregourez et ceci se remarque encore de nos jours. Trêve de cette paroisse dès le temps du Roi Gradlon, Gulvain a dû être rattachée à Edern à l’époque ou le comte Budic fit donation de ce domaine à l’abbaye de Landevennec, c’est-à-dire au 11e siècle (cart.Landevennec chartre XLVI) et cet état de chose à persisté jusqu’à nos jours. Ici encore, le culte a été détourné. La chapelle est dédié à Saint guénolé et la fontaine comporte une statue de la Vierge  !

 

 

 

 

 

 

 

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