TREGOUREZ

 

 Originaire du pays Gallo, c’est le pays Glazik qui m’accueille aujourd’hui et plus particulièrement Trégourez. Je m’y suis installée en 2001.

Trégourez est un petit village au pied des Montagnes Noires dans le Finistère. 

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C‘est une petite commune certes, mais si elle n’a pas de passé «historique», son histoire est la sienne. Cette histoire est le ciment qui unit les habitants d’aujourd’hui à leurs ancêtres.

 Mon travail s’est nourrit des rencontres avec les habitants de cette commune. Ils ont encore tant d’histoires à nous raconter. Nos Anciens sont un puits  sur lequel il suffit de se pencher, et d’écouter. Il s’est nourrit aussi de mes recherches et des recherches faites par d’autres que je ne tiens pas à m’approprier,  mais qu’il serait dommage de ne pas diffuser par ce moyen. Vous même, qui me rendez visite ce jour, avez-vous au fonds de votre mémoire ou de votre armoire un petit rien d’histoire à me raconter.

     Que vous soyez habitant, originaire de la commune, passant ou simple quidam j’espère que vous prendrez plaisir au voyage, au moins autant que j’en ai eu à le réaliser, et que j’aurais encore à le poursuivre.

     J‘ai donc rassemblé, ici, les écrits d’auteurs plus ou moins célèbres, locaux, ou non, le fruit de mes recherches, la mémoire des anciens. Un grand merci à tous ceux qui m’ont confié leur travail et particulièrement à Roger Peron.

 

Bonne visite !

MK

 



LES ACTIVITES ARTISANALES.

Du fait de la proximité de forêts et bois avoisinants, ayant des essences nobles : chênes, hêtres, châtaigniers (importés par les Romains pour le bois et les châtaignes), pins, sapins, imposantes, le bourg a longtemps connu une activité artisanale : charpenteries, scieries, menuisiers, sabotiers, dont le renom s’étendait au delà des limites de l’Argoat. A l’heure actuelle, leur nombre a diminué sérieusement.

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Vers le milieu du XIXème siècle, Trégourez comptait 1300 habitants. Depuis les temps reculés, des moulins à eau ont fonctionné à Folleou, Kéraden, et Creachguen. Au XVIème siècle, une papeterie était en activité.  

 

Dans l’alimentation, Trégourez s’est distingué dans la salaison et dans les crêperies.  Il y en eu quatre sur la commune dont deux au bourg. La plus importante, la Crêperie Mahé dans les années 60, employait 33 personnes.                                                               

 

Les petits moulins de jadis ont disparu, mais une minoterie les a largement remplacés au bourg. Cette minoterie à l’heure où j’écris ces lignes a cessé ses activités et les bâtiments sont ………………….à vendre.  



HISTOIRE DE TREGOUREZ – LES TEMPS MODERNES

Précurseur des temps modernes s’il en est, l’abbé Rochon (1741- 1817) eut l’idée lumineuse de relier Brest, ville de sa naissance à Bénodet par un canal. Le but en était le ravitaillement de Brest alors sous le feu de l’ennemi. Ce canal navigable devait « approvisionner sans aucun risque le premier de nos arsenaux maritimes » (Girard 1817). Ce canal devait passer à Trégourez et aurait joint Pont-pol en passant par les villages de Follezou, du Ménic et de Croaz-Nevez tous les trois sur la commune. Ce projet ne vit pas le jour malgré la ténacité de l’abbé Rochon. 

Nous sommes en 1911 et Trégourez compte 1500 habitants.  C’est d’ailleurs en 1911 que la population de Trégourez fut la plus forte. Est-ce la voie ferrée construite à cette date qui donna cet essor à Trégourez ou est-ce une simple coïncidence ? Le petit train transfinistérien, allant de Rosporden à Plouescat par Landivisiau en zigzagant au travers du Centre Finistère, fait désormais partie de la légende. Il fut terminé en 1913. Ce train cessa de transporter les voyageurs dès 1932 et ses rails furent enlevés en 1936. Les aînés de Trégourez s’en rappellent avec une certaine nostalgie car il leur ramène à la mémoire tant de petites histoires et d’anecdotes piquantes… que je vous conterais un jour. Les gros camions depuis ont pris la relève… et traversent le bourg allègrement.

 

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La mobilisation générale a surpris la population de Trégourez à la veille du pardon de Pontouar, 1er Août 1914. Le 4 août jour de pardon, « de pardon il n’en était plus question, mais il fallait bien que statues et bannières de l’église paroissiale qui y étaient allées quelques jours avant reviennent au bourg en procession. Il y eu une ondée, et l’aspect minable de cette procession me frappa ». (JN) Les chevaux sont réquisionnés, un  convoi traverse le bourg en provenance de Pleyben. En septembre, la 3e classe de l’école de garçons fût un temps occupée par une trentaine de réfugiés du Nord. 

 

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C’est en 1960, que le Comité des Fêtes de Trégourez décidait de mettre sur pied une petite foire agricole. cette manifestation requiert un chapitre à elle seule. Nous y reviendrons. La première manifestation en 1961 rencontra un succès inespéré. Plus de 10 000 visiteurs. Le week end des Rameaux deviendra pour toute la région l’occasion d’une visite à Trégourez, rendez-vous des animations et des affaires, but de promenade de détente et d’agrément, et cela perdurera j’usqu’en 2000. 

En 1990, Laurent Fabius, alors Président de l’Assemblée Nationale, inaugure la foire en compagnie du Maire de Trégourez, Pierre Kerneïs et du Préfet.

 

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Dans le bulletin municipal de décembre 1976, l’équipe municipale en place dirigée par Pierre Kerneïs promettait la création d’un centre de sapeurs pompiers. Il a vu le jour en 1981 très exactement le 12 mars. Il est à ce jour le plus jeune corps de sapeur du département.  

 

 

 



HISTOIRE DE TREGOUREZ SOUS L’ANCIEN REGIME

hwaquet.pngHenri Waquet a réalisé une monographie intitulée  » confidences d’un recteur bas breton » d’après les écrits de Maurice Gueguen   vicaire de Trégourez à cette époque. La paroisse de Trégourez fut administrée sous Louis XIV par un recteur zélé, soucieux de ses archives. Messire Maurice Gueguen,  ainsi se nommait-il, dressa en 1657 une table des anciens registres de baptêmes, mariages et sépultures. En annexe au registre en cours qu’il tenait lui-même, il rédigea, en l’agrémentant de réflexions personnelles (en 1668 et 1672) un recensement à la fois numérique et moral de ses ouailles. Au total en 1672 Trégourez comptait 872 h. Des fréquentes épidémies comme la peste ravageaient les communes voisines, dont Elliant en particulier. Tregourez fut semble t-il préservée de ce terrible fléau. Une fois encore le clergé su en tirer parti en effectuant des quêtes en l’honneur de St Sébastien dont la puissance divine serait intervenu en faveur des braves gens de Tregourez. Ceux-ci lui faisaient confiance et pensaient sans doute qu’il méritait bien quelque chose en compensation.La Révolte des Bonnets Rouges (révolte du papier timbre à la suite des impôts nouveaux décidés par Louis XIV en 1675)  qui souleva les paysans de Basse Bretagne fut particulièrement violente . Une troupe rassemblée à Briec reçoit une fausse information selon laquelle le marquis se trouve au château de la Boissière à Edern. Des dizaines de paysans des paroisses de Landudal, Tregourez et Plogonnec se rendent au château qu’ils pillent et brûlent en partie. Les manoirs pillés, incendiés… beaucoup ne seront pas reconstruits… Les représailles furent terribles : pendaisons, condamnations à la déportation, fortes amendes. A l’enterrement à Laz du seigneur de Laz, Luc de Kernezne, en octobre 1699, on fait mention de Jacques Furie : recteur de Châteauneuf du Faou, Olivier de Lochrist : recteur de Leuhan et Vincent de Kerguelen : recteur de Tregourez. La paroisse de Tregourez deviendra définitivement séparée de Laz en 1793, date à laquelle la révolution supprima les « Trêves ».

Trégourez aura son cahier de doléances au printemps 1789. Le maintient provisoire du domaine congéable, dont la suppression est revendiquée dans les remontrances de la commune, conduira certains habitants à recourir à la violence.

Pendant la Révolution, Trégourez a connu les péripéties de la Chouannerie, sous l’impulsion de Antoine d’Amphernet, vicomte de Pont Bellanger, mari de Louise du Bot du Grégo, propriétaire de Trévarez. Il mourut de façon mystérieuse vers 1796. Les Chouans Morbihannais rassemblés près du Faouët traversèrent le 18 juin 1795 la Cornouaille pour aller s’emparer de 6 à 7 milliers de poudre à Pont de Buis.

Ils passèrent par Rouadallec, s’arrêtèrent au Manoir de Kersalaun, et arrivèrent à Tregourez au début de l’après-midi au nombre de 800, commandés par Lantivy et Kersa­laün. Ils s’arrêtent sur la place de l’église et fouillent toutes les maisons pour trouver des armes.

« Ce jour 29 prairial an III, le citoyen Kerincuff a dit que le matin de ce jour (…) il arriva — à Trégourez — environ cent hommes qui fouillèrent toutes les maisons pour avoir des armes… » Ils furent rejoints par trois autres bandes de 100 hommes chacune ; L’une venant de Trévarez en Laz, l’autre de Coray et la troisième d’Edern. De Tregourez ils se rendirent à Edern (y assassinèrent l’instituteur), à Briec (ou le curé eu le même sort, puis par Pont Coblant, arrivèrent le soir à St Ségal. Après avoir fait leur coup à Pont de Buis, ils regagnèrent leurs bases morbihannaises en passant par Plovenez du Faou, Landeleau, Pont Trifen, St Hernin.
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« 14 pluviôse an VII (2 février 1799) Alain Bouriquen de Trégourez au lieu La Motte doit avoir été capitaine des chouans et les soutenir encore. Il ne serait pas étonnant qu’il fut instruit de tous les vols commis et que lui-même donna des renseignements sur les époques ou l’on perçoit les contributions « .

Le chef des Chouans de Cornouaille était un certain Ducap qui opérait dans la région de Briec en 1795. Il se cacha à Tregourez et fut arrêté à Kerhuel en Laz et exécuté avec ses Compagnons. A la suite de l’échec de cette opération, les chouans voit leurs effectifs régresser. Des proçès verbaux de l’époque font état de rassemblement de chouans, liés à une réunion nocturne prévue à Tregourez dans la nuit du 29 ventôse an IV (19 mars 1796). Un mois plus tard, Brehier, commissaire, déclare que à Trégourez l’agitation chouanne n’a plus cours ; « On a également tenté de séduire cette petite commune mais, les efforts des malveillants ont été impuissants et, les petits attroupements qui ont eu lieu ont bientôt été dissipés. Tous respire la paix, l’ordre et la tranquillité ; tout est soumis aux lois du gouvernement ».

 En  1795 et 1796, l’armée des Côtes de l’Océan est cantonnée à Coray et dans d’autres communes proches. Les populations sont tenues de lui faire des fournitures de bois, foin, paille et chevaux. Le 6 mars 1797, la levée des chevaux commence. Le recensement à Trégourez montre que la commune compte 97 chevaux. La quasi totalité des propriétaires possède une seule bête ; 7 d’entre-eux en possèdent 2.
Le  Directoire succède à l’ancien Régime, mais pour autant le peuple n’est pas plus heureux. Le régime n’apporte pas de réponse à la détresse financière du pays. L’agent municipal déclare à l’administration centrale du Finistère le 27 août 1797 ; « Citoyens administrateurs, Je viens de publier et faire mettre à jour le rôle de la contribution foncière de la commune de Tregourez, en recouvrement pour les 3/5e dont elle est débitrice : Je ferai ce qui dépendra de moi dans les délais accordés par la loi. Salut et fraternité – Perennec ».

En 1795 – 1800, s’opère une réduction du nombre de cantons, et celui de Coray, avec Leuhan et Tregourez, est intégré dans le vaste canton de Châteauneuf-Du-Faou. La population de Trégourez avoisine les 1 000 habitants et vit essentiellement de la culture, de l’élevage, de l’artisanat et du commerce.     Les nouvelles structures administratives nécessitent le recrutement de personnel sachant lire et écrire la langue officielle, le français. Les agents de la révolution eurent toutes les ifficultés à recruter des responsables municipaux compétents. A Trégourez, le commissaire constate , « l’agent ne sais ni lire, ni écrire. L’adjoint signe seulement avec beaucoup de difficultés; un nommé Corentin Le Bourhis, leur secrétaire, dirige seul les opérations. »  Deux mois plus tard, le nouvel agent, signe un document qui porte en bas de page « Jean le Bourhis, agent, déclare ne savoir signer ».



L’HISTOIRE DE TREGOUREZ AU MOYEN AGE

Dominés par la seigneurie de Laz, à qui elle est liée, les seigneurs des manoirs de Trégourez ne sont guère influents, leur niveau de vie s’apparente à celui de fermier.       

armeslaval.pngLes Trêves de Tregourez, de Saint Goazec et de Saint Thois dépendaient de la seigneurie de Laz. Cette seigneurie de Laz appartenait à la riche famille de Kergorlay au 13è siècle qui possédait en outre des domaines en Spezet et  Motreff. Elle passa au 15è siècle de la famille de Kergorlay à la famille de Montfort par le mariage de Raoul de Montfort avec Jeanne de kergorlay. Son fils Jean de Montfort épousa Jeanne de Laval. Il mourut le 12 avril 1414 laissant la seigneurie de Laz à son fils André de Laval, Maréchal de France, dit Maréchal de Lohéac. A sa mort en 1486, son frère Louis de Laval-Chatillon, devint seigneur de Laz donc de Tregourez et autres trêves. Son neveu Nicolas de la Roche Bernard épousa Charlotte d’Aragon, princesse de Tarente, fille de Frédéric III d’Aragon, roi de Naples. Ils eurent quatre enfants dont Anne née à Vitré le 25 septembre 1505, filleule d’Anne de Bretagne. Anne de Laval épousa en 1521 François de la Trémoille, prince de Talmont. La seigneurie de Laz et ses dépendances passa donc dans la famille de Trémoille.                    

L’un des fils Geor­ges de la Trémoille en 1554 eut les seigneuries de Kergorlay et de Laz. Il épousa Madeleine de Luxembourg, fille de François de Luxembourg et de Charlotte de Bretagne. Il servit fidèlement Char­les IX et Henri III. Il mourut à Poitiers en 1584. Il ne vint pas souvent dans ses domaines de Laz et des environs. Aussi, dès 1558, il commença à vendre une certaine par­tie de ses terres. Le 8 septembre 1561, Henry de Kersanty, Sieur de Coatanguern acheta les terres de Trégourez et de Coray. Puis, le reste de la seigneurie de Laz passa à la famille de Mesgouez, dont le manoir se trouvait à Lamber près de Saint-Renan dans le bas-Léon. L’un des héritiers, en 1576, sous Henri III, Troïlus de Mesgouez eut une vie mouvementée et aventurière. Il fut page et favori de Catherine de Médicis, il fut gouverneur de MORLAIX  en 1568, vice-roi de Terre Neuve en 1578. En 1598, pour s’en débarrasser, Henri IV le nomma lieutenant général pour la conquête des « terres du Canada, Hochelaga, Labrador et pays adjacents ». Il mourut en 1606 sans avoir traversé vraisemblablement à nouveau l’Atlantique. Donc, à partir de cette époque, les terres de Trégourez vont être exploitées par d’autres petits propriétaires, héritiers successifs de Henry de Kersandy.



LES BATIMENTS ADMINISTRATIFS

Les écoles.

 

 » Au XIXe siècle, la Bretagne est encore largement déficitaire en écoles et connaît un retard dans l’alphabétisation de sa population. La loi Falloux de 1850 avait obligé les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école de filles. En rendant l’école primaire obligatoire, laïque et gratuite, les lois de Jules Ferry de 1881-1882, votées au début de la IIIe République, intensifient cet effort de scolarisation tout en contrant l’influence de l’Eglise. Toutefois le manque de locaux adaptés et un certain souci d’économie contraignent les mairies à dispenser cet enseignement dans des endroits improvisés. Cette pénurie permet à la Bretagne d’être l’une des premières à bénéficier du décret de 1881 sur la création des écoles de hameaux, mais l’obligation de les fréquenter ne sera effective que dans les années 1920. »(P.D).

 

A Trégourez , la population est de 1095 h. On a donc construit une « maison d’école » sur un  terrain du bourg appartenant aux  époux Rivoal. la maison d’école est  « une maison construite en pierre couverte en ardoises, ayant rez-de-chaussée étage et grenier, ayant façade sur la place, avec cabinet d’aisance au midi ». Filles et garçons s’y côtoyent. La préconisation de l’Inspection est « Si la classe est commune aux deux sexes, il y a nécessité de construire une cloison d’une hauteur de un mêtre ». Je ne sais si la prescription a été suivie à Trégourez. Le maître y a ses appartements , 2 pièces cuisine, et il n’ y a qu’ une seule classe. Cette maison d’école sera vendue et en 1908 et deviendra quincaillerie, puis boucherie charcuterie jusqu’en 2007.

 

 En 1895, cette « maison d’école » est trop petite. Quatre vingt quinze enfants la fréquentent. Deux écoles sont alors construites, une école de filles et une école de garçons. Ce sera chose faite en 1905. Celle des garçons en bas du bourg, comporte deux classes et les logements, celle de filles  située en haut du bourg, une classe et un logement. En 1909 les garçons sont déjà à l’étroit. Une 3e classe est construite. Le préau déjà n’est pas rassurant. Menaçant de s’écrouler il sera reconstruit en 1921. L’hiver les élèves pataugent  dans la boue. La cour ne sera empierrée qu’en 1924.

 

L’école de filles qui au départ n’a qu’une classe est vite rattrapée par l’obligation de fréquentation, et une deuxième classe y est construite. En 1911 il y aura 120 élèves dans deux classes.

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Un module comprenant classes de maternelle et restaurant scolaire a été construit en 1994, a coté de l’école. Sur les terrains de tennis inutilisés, un autre module a rassemblé garçons et filles dans des locaux adaptés, ceci en 2007. Dans les locaux partiellement délaissés par les classes s’est installée la bibliothèque municipale – ces mêmes locaux qui auparavant ont été occupés par la Mairie, puis une agence bancaire.

La mairie.

Le découpage des territoires en communes date de la révolution française de 1789, qui a repris les anciennes limites existantes des paroisses et des bourgs. Les premières élections municipales en France, ont lieu en février 1790. De la toute première mairie, plus de trace. De nombreuses communes rurales ont attendu que le XIXe siècle soit bien avancé voir dépassé pour se doter d’un local spécifique aux activités municipales, soit par manque de finances, soit qu’elles n’en voyait pas la nécessité. Longtemps les archives ont été conservées, et les réunions du conseil municipal chez les maires ou des particuliers et mêmes dans des auberges. En 1905, donc première mairie, le conseil municipal se tenait dans une petite maison en bas du bourg vers Coray. Au rez de chaussée composé de quatre pièces, une était utilisée par la mairie côté cour. Plus tard la mairie eu pignon sur rue, et une port fut ouverte. Une mairie flambant neuve vint en 1985 remplacer ces locaux  devenus vétustes. L’espace libéré est allé à l’école voisine.

La poste.

C’est sous Louis XIV, grâce au marquis de Louvois, que la Poste prend la dimension d’une véritable administration. La ferme générale acquiert le privilège du transport des correspondances dans tout le royaume et rapidement la « poste aux chevaux » élimine les messageries privées. Enfin, en 1848, Etienne Arago fait adopter le timbre-poste qui, en uniformisant les taxes postales, contribuera à l’essor de la correspondance. Sans remonter au « déluge », les premiers bureaux de Poste furent ouverts en Finistère au XVIIème siècle Brest, Landerneau, Morlaix, Quimper, Quimperlé, Rosporden et Carhaix.Puis de 1700 à 1810, s’ajoutent Saint Pol de Léon, Landivisiau, Concarneau, Châteaulin, Lesneven, Pont-Croix, Douarnenez, Le Faou et Audierne (donc neuf nouveaux bureaux). Entre 1810 et 1853, vingt-deux nouveaux bureaux seront créés dont Pont-l’Abbé en 1830. Celui de Trégourez ? Affaire à suivre.

 

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C’est en 1951 que la « maison Ollu » à la sortie du bourg sera louée à la municipalité pour faire office de bureau de poste.Cela durera jusqu’en 1985 où un bureau flambant neuf et fonctionnel sera construit à côté de la mairie. En 2007, plus de bureau de poste, car pas assez de rendement. L’agence postale est née. La gestion est faite par les agents municipaux dans les locaux de la mairie. Est-ce celà que l’on appelle un service de proximité………..adapté ?

 

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