TREGOUREZ

 

 Originaire du pays Gallo, c’est le pays Glazik qui m’accueille aujourd’hui et plus particulièrement Trégourez. Je m’y suis installée en 2001.

Trégourez est un petit village au pied des Montagnes Noires dans le Finistère. 

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C‘est une petite commune certes, mais si elle n’a pas de passé «historique», son histoire est la sienne. Cette histoire est le ciment qui unit les habitants d’aujourd’hui à leurs ancêtres.

 Mon travail s’est nourrit des rencontres avec les habitants de cette commune. Ils ont encore tant d’histoires à nous raconter. Nos Anciens sont un puits  sur lequel il suffit de se pencher, et d’écouter. Il s’est nourrit aussi de mes recherches et des recherches faites par d’autres que je ne tiens pas à m’approprier,  mais qu’il serait dommage de ne pas diffuser par ce moyen. Vous même, qui me rendez visite ce jour, avez-vous au fonds de votre mémoire ou de votre armoire un petit rien d’histoire à me raconter.

     Que vous soyez habitant, originaire de la commune, passant ou simple quidam j’espère que vous prendrez plaisir au voyage, au moins autant que j’en ai eu à le réaliser, et que j’aurais encore à le poursuivre.

     J‘ai donc rassemblé, ici, les écrits d’auteurs plus ou moins célèbres, locaux, ou non, le fruit de mes recherches, la mémoire des anciens. Un grand merci à tous ceux qui m’ont confié leur travail et particulièrement à Roger Peron.

 

Bonne visite !

MK

 



LE PATRIMOINE CIVIL

On signale, à Trégourez,  un souterrain de l’âge du fer,  (Toul ar Chorriked ?) ce qui reste à vérifier et à localiser.

Deux mottes féodales ont laissé des traces …………….sur Tregourez. Situées sur des proéminences, on parlera plutôt de mottes médiévales bretonnes.  Ce sont des édifices caractéristiques de la période féodale. Elles apparaissent dans les dernières décennies du Xe siècle. Pour la plupart elles ont joué un rôle militaire, mais pas seulement. C’est un ouvrage utilisé par les lignages de petites aristocraties, les lignages chevaleresques pour affirmer leurs prétentions.      

On situe à 400 m de Kerfaro, à 2 km du bourg,  une motte avec enceinte. « Il en subsiste une éminence dans un champ cultivé. On observe encore, en lisière de cette parcelle, un important chemin creux situé dans l’axe de la route de Tregourez à Laz (Cadastre 1840, section B, lieu-dit n°12, parcelle n°18). Et l’autre est au hameau de la Motte aujourd’hui. Il n’en subsiste qu’un bombement dans un champ cultivé à l’ouest de ce lieu-dit, au sommet d’une colline, à 150m d’altitude. La vieille voie de Quimper à Tregourez passait à 200 m au nord de l’ouvrage, auquel succéda un manoir également détruit. (Cadastre 1840, section D2, lieu-dit n°6, parcelle n°7) »(E.F et P C) ».     

Le presbytère et son puits dont l’époque de construction se situe au 3e quart 19e siècle année 1854.    

L’ancien manoir de Gouërec (XVIIIe siècle), restauré au XIXe siècle. Le premier logis construit en 1780, porte l’ inscription :  » JEAN-BAPTISTE MAHE ET MARIE ELISABET FLOCH 1780 « . Le deuxième logis en 1836, porte l’ inscription :  » FF PAR JEAN-BAPTISTE MAHE ET MARIE PERINE SAOUEN 1836 « .  Les autres dépendances ont été construites en 1836, 1841, 1876, 1881.  Citée en 1673, la seigneurie de Gouërec appartient à Anne du Couëdic, issue d’une famille de Scaër et épouse de Guillaume du Fresnay, seigneur de Barregan au Faouët. En 1723, Jean-Baptiste de Bec de Lièvre, conseiller du roi et premier président à la Chambre des comptes de Nantes, possède la seigneurie mais n’y réside pas. Le bâtiment principal, qui subsiste de cet ancien manoir devenu une ferme, est postérieur à cette date. Il se compose de deux parties symétriques accolées. L’une date de 1780, et arbore un blason à trois pals surmonté d’une tête de mouton, symbole seigneurial. À l’angle, une crossette figure une tête de chien ou de loup. L’autre est refaite en 1836, comme l’indique le linteau de la porte. Les annexes sont rebâties au XIXe siècle avec les pierres de taille de l’ancien manoir. Le puits de la cour a été rasé.   

La maison manoriale de Kernaliou (XVIIIe siècle), propriété des Dalayeun, puis des Le Poulinquen.  Les propriétaires de Kernaliou sont apparentés aux Dalayeun, fermiers puis détenteurs de l’ancien manoir de Kerguz, dont Kernaliou dépendait. Le manoir est reconstruit par Yves Le Poulinquen et Corentine Mahé. Ils font graver leurs noms sur chaque bâtiment reconstruit, en 1764 sur les communs initialement couverts de chaume, en 1773 sur la maison des domestiques, dont le rez-de-chaussée était réservé aux animaux, et en 1776 sur le linteau de l’habitation principale. Celle-ci est modifiée, et la pierre gravée se trouve désormais sous la fenêtre.

La ferme  de Kergus et son puits dont l’ époque de construction se situe au 2e quart 19e siècle année 1845 ; 1857 ; 1861, le logis en 1845. On peut  y lire l’inscription :  » FF PAR MARIANNE MAHE VEUVE DE MICHEL DALAYE UN LAN 1845 « . L’auge  porte la date 1857, et l’étable la date 1861.     La pierre à laver (XVII-XVIIIe siècle) de Kerguz . Le bloc de granit gravé de rainures régulières servait autrefois à laver le linge. La pièce de vêtement était posée à plat et frottée avec une brosse et de la cendre de bois, tandis que l’eau versée avec un seau s’écoulait par les rainures. »

Vers 1500, un vitrail de la chapelle Notre-Dame-de-Ponthouar est offert par Yvon de Kerguz, vassal de la baronnie de Laz, par son épouse Catherine de Tréanna, et par leur petit-fils Olivier de Kerguz. Ce dernier épouse Jeanne de Kergoët, héritière de l’importante seigneurie de Kerstang à Gourin, où la famille réside. Pierre de Kerguz, maître des requêtes ordinaires du roi, est élu en 1500 à la tête de l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. C’est pourquoi l’un des deux moulins du domaine de Kerguz s’appelle le moulin de l’Abbé. En 1672, les propriétaires sont maître Louis Guertinet et Constance de Faix. Le manoir est détruit, et, au XIXe siècle, les pierres servent à construire cette demeure et les annexes de la ferme, d’ou l’ inscription citée plus haut.              

La ferme de Kerzu. Le linteau, sculpté de la colombe du Saint-Esprit et de l’inscription IHS, Iesus Homini Salvator, Jésus Sauveur des Hommes, est un remploi du presbytère de Kerzu. Dans le village réside Maurice Guéguen, recteur de Tregourez de 1656 à 1679, dont le nom est sculpté sur la sacristie de l’église paroissiale. La maison portant le linteau est construite en 1858 selon l’inscription qui précise : « Fait faire par Alain Peron et Jane Pompol. »

La ferme de Kergaridic dont l’époque de construction e situe au 2e quart du 19e siècle année 1828 ; 1834 ; 1837; la ferme au 2e quart du 19e siècle. Elle porte les dates de 1828, 1834, 1837 ; ainsi qu’une inscription : G PERRENNEC M RIVOAL ET SON EPOUSE 1828. Une tête orne le dessus de la porte.    

Les moulins à eau de « Folléon, de Creac’hguenn, de Keraden ». Il ne reste de celui de Folléon, Folleou aujourd’hui,  que les bâtiments les plus récents, qui ne portent plus aucune trace de leur fonction. Dans les années 1970, le locataire était encore tenu d’entretenir la roue. Cette obligation est tombée en désuétude, et la roue n’existe plus. Des essieux de pierre ont été trouvés lors de la démolition d’une crèche sise à l’arrière de la maison d’habitation.

Du moulin de Créac’h Gwenn ne reste qu’un bâtiment dont la construction se situe au 19e siècle.    



LES ACTIVITES ARTISANALES.

Du fait de la proximité de forêts et bois avoisinants, ayant des essences nobles : chênes, hêtres, châtaigniers (importés par les Romains pour le bois et les châtaignes), pins, sapins, imposantes, le bourg a longtemps connu une activité artisanale : charpenteries, scieries, menuisiers, sabotiers, dont le renom s’étendait au delà des limites de l’Argoat. A l’heure actuelle, leur nombre a diminué sérieusement.

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Vers le milieu du XIXème siècle, Trégourez comptait 1300 habitants. Depuis les temps reculés, des moulins à eau ont fonctionné à Folleou, Kéraden, et Creachguen. Au XVIème siècle, une papeterie était en activité.  

 

Dans l’alimentation, Trégourez s’est distingué dans la salaison et dans les crêperies.  Il y en eu quatre sur la commune dont deux au bourg. La plus importante, la Crêperie Mahé dans les années 60, employait 33 personnes.                                                               

 

Les petits moulins de jadis ont disparu, mais une minoterie les a largement remplacés au bourg. Cette minoterie à l’heure où j’écris ces lignes a cessé ses activités et les bâtiments sont ………………….à vendre.  



HISTOIRE DE TREGOUREZ – LES TEMPS MODERNES

Précurseur des temps modernes s’il en est, l’abbé Rochon (1741- 1817) eut l’idée lumineuse de relier Brest, ville de sa naissance à Bénodet par un canal. Le but en était le ravitaillement de Brest alors sous le feu de l’ennemi. Ce canal navigable devait « approvisionner sans aucun risque le premier de nos arsenaux maritimes » (Girard 1817). Ce canal devait passer à Trégourez et aurait joint Pont-pol en passant par les villages de Follezou, du Ménic et de Croaz-Nevez tous les trois sur la commune. Ce projet ne vit pas le jour malgré la ténacité de l’abbé Rochon. 

Nous sommes en 1911 et Trégourez compte 1500 habitants.  C’est d’ailleurs en 1911 que la population de Trégourez fut la plus forte. Est-ce la voie ferrée construite à cette date qui donna cet essor à Trégourez ou est-ce une simple coïncidence ? Le petit train transfinistérien, allant de Rosporden à Plouescat par Landivisiau en zigzagant au travers du Centre Finistère, fait désormais partie de la légende. Il fut terminé en 1913. Ce train cessa de transporter les voyageurs dès 1932 et ses rails furent enlevés en 1936. Les aînés de Trégourez s’en rappellent avec une certaine nostalgie car il leur ramène à la mémoire tant de petites histoires et d’anecdotes piquantes… que je vous conterais un jour. Les gros camions depuis ont pris la relève… et traversent le bourg allègrement.

 

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La mobilisation générale a surpris la population de Trégourez à la veille du pardon de Pontouar, 1er Août 1914. Le 4 août jour de pardon, « de pardon il n’en était plus question, mais il fallait bien que statues et bannières de l’église paroissiale qui y étaient allées quelques jours avant reviennent au bourg en procession. Il y eu une ondée, et l’aspect minable de cette procession me frappa ». (JN) Les chevaux sont réquisionnés, un  convoi traverse le bourg en provenance de Pleyben. En septembre, la 3e classe de l’école de garçons fût un temps occupée par une trentaine de réfugiés du Nord. 

 

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C’est en 1960, que le Comité des Fêtes de Trégourez décidait de mettre sur pied une petite foire agricole. cette manifestation requiert un chapitre à elle seule. Nous y reviendrons. La première manifestation en 1961 rencontra un succès inespéré. Plus de 10 000 visiteurs. Le week end des Rameaux deviendra pour toute la région l’occasion d’une visite à Trégourez, rendez-vous des animations et des affaires, but de promenade de détente et d’agrément, et cela perdurera j’usqu’en 2000. 

En 1990, Laurent Fabius, alors Président de l’Assemblée Nationale, inaugure la foire en compagnie du Maire de Trégourez, Pierre Kerneïs et du Préfet.

 

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Dans le bulletin municipal de décembre 1976, l’équipe municipale en place dirigée par Pierre Kerneïs promettait la création d’un centre de sapeurs pompiers. Il a vu le jour en 1981 très exactement le 12 mars. Il est à ce jour le plus jeune corps de sapeur du département.  

 

 

 



HISTOIRE DE TREGOUREZ SOUS L’ANCIEN REGIME

hwaquet.pngHenri Waquet a réalisé une monographie intitulée  » confidences d’un recteur bas breton » d’après les écrits de Maurice Gueguen   vicaire de Trégourez à cette époque. La paroisse de Trégourez fut administrée sous Louis XIV par un recteur zélé, soucieux de ses archives. Messire Maurice Gueguen,  ainsi se nommait-il, dressa en 1657 une table des anciens registres de baptêmes, mariages et sépultures. En annexe au registre en cours qu’il tenait lui-même, il rédigea, en l’agrémentant de réflexions personnelles (en 1668 et 1672) un recensement à la fois numérique et moral de ses ouailles. Au total en 1672 Trégourez comptait 872 h. Des fréquentes épidémies comme la peste ravageaient les communes voisines, dont Elliant en particulier. Tregourez fut semble t-il préservée de ce terrible fléau. Une fois encore le clergé su en tirer parti en effectuant des quêtes en l’honneur de St Sébastien dont la puissance divine serait intervenu en faveur des braves gens de Tregourez. Ceux-ci lui faisaient confiance et pensaient sans doute qu’il méritait bien quelque chose en compensation.La Révolte des Bonnets Rouges (révolte du papier timbre à la suite des impôts nouveaux décidés par Louis XIV en 1675)  qui souleva les paysans de Basse Bretagne fut particulièrement violente . Une troupe rassemblée à Briec reçoit une fausse information selon laquelle le marquis se trouve au château de la Boissière à Edern. Des dizaines de paysans des paroisses de Landudal, Tregourez et Plogonnec se rendent au château qu’ils pillent et brûlent en partie. Les manoirs pillés, incendiés… beaucoup ne seront pas reconstruits… Les représailles furent terribles : pendaisons, condamnations à la déportation, fortes amendes. A l’enterrement à Laz du seigneur de Laz, Luc de Kernezne, en octobre 1699, on fait mention de Jacques Furie : recteur de Châteauneuf du Faou, Olivier de Lochrist : recteur de Leuhan et Vincent de Kerguelen : recteur de Tregourez. La paroisse de Tregourez deviendra définitivement séparée de Laz en 1793, date à laquelle la révolution supprima les « Trêves ».

Trégourez aura son cahier de doléances au printemps 1789. Le maintient provisoire du domaine congéable, dont la suppression est revendiquée dans les remontrances de la commune, conduira certains habitants à recourir à la violence.

Pendant la Révolution, Trégourez a connu les péripéties de la Chouannerie, sous l’impulsion de Antoine d’Amphernet, vicomte de Pont Bellanger, mari de Louise du Bot du Grégo, propriétaire de Trévarez. Il mourut de façon mystérieuse vers 1796. Les Chouans Morbihannais rassemblés près du Faouët traversèrent le 18 juin 1795 la Cornouaille pour aller s’emparer de 6 à 7 milliers de poudre à Pont de Buis.

Ils passèrent par Rouadallec, s’arrêtèrent au Manoir de Kersalaun, et arrivèrent à Tregourez au début de l’après-midi au nombre de 800, commandés par Lantivy et Kersa­laün. Ils s’arrêtent sur la place de l’église et fouillent toutes les maisons pour trouver des armes.

« Ce jour 29 prairial an III, le citoyen Kerincuff a dit que le matin de ce jour (…) il arriva — à Trégourez — environ cent hommes qui fouillèrent toutes les maisons pour avoir des armes… » Ils furent rejoints par trois autres bandes de 100 hommes chacune ; L’une venant de Trévarez en Laz, l’autre de Coray et la troisième d’Edern. De Tregourez ils se rendirent à Edern (y assassinèrent l’instituteur), à Briec (ou le curé eu le même sort, puis par Pont Coblant, arrivèrent le soir à St Ségal. Après avoir fait leur coup à Pont de Buis, ils regagnèrent leurs bases morbihannaises en passant par Plovenez du Faou, Landeleau, Pont Trifen, St Hernin.
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« 14 pluviôse an VII (2 février 1799) Alain Bouriquen de Trégourez au lieu La Motte doit avoir été capitaine des chouans et les soutenir encore. Il ne serait pas étonnant qu’il fut instruit de tous les vols commis et que lui-même donna des renseignements sur les époques ou l’on perçoit les contributions « .

Le chef des Chouans de Cornouaille était un certain Ducap qui opérait dans la région de Briec en 1795. Il se cacha à Tregourez et fut arrêté à Kerhuel en Laz et exécuté avec ses Compagnons. A la suite de l’échec de cette opération, les chouans voit leurs effectifs régresser. Des proçès verbaux de l’époque font état de rassemblement de chouans, liés à une réunion nocturne prévue à Tregourez dans la nuit du 29 ventôse an IV (19 mars 1796). Un mois plus tard, Brehier, commissaire, déclare que à Trégourez l’agitation chouanne n’a plus cours ; « On a également tenté de séduire cette petite commune mais, les efforts des malveillants ont été impuissants et, les petits attroupements qui ont eu lieu ont bientôt été dissipés. Tous respire la paix, l’ordre et la tranquillité ; tout est soumis aux lois du gouvernement ».

 En  1795 et 1796, l’armée des Côtes de l’Océan est cantonnée à Coray et dans d’autres communes proches. Les populations sont tenues de lui faire des fournitures de bois, foin, paille et chevaux. Le 6 mars 1797, la levée des chevaux commence. Le recensement à Trégourez montre que la commune compte 97 chevaux. La quasi totalité des propriétaires possède une seule bête ; 7 d’entre-eux en possèdent 2.
Le  Directoire succède à l’ancien Régime, mais pour autant le peuple n’est pas plus heureux. Le régime n’apporte pas de réponse à la détresse financière du pays. L’agent municipal déclare à l’administration centrale du Finistère le 27 août 1797 ; « Citoyens administrateurs, Je viens de publier et faire mettre à jour le rôle de la contribution foncière de la commune de Tregourez, en recouvrement pour les 3/5e dont elle est débitrice : Je ferai ce qui dépendra de moi dans les délais accordés par la loi. Salut et fraternité – Perennec ».

En 1795 – 1800, s’opère une réduction du nombre de cantons, et celui de Coray, avec Leuhan et Tregourez, est intégré dans le vaste canton de Châteauneuf-Du-Faou. La population de Trégourez avoisine les 1 000 habitants et vit essentiellement de la culture, de l’élevage, de l’artisanat et du commerce.     Les nouvelles structures administratives nécessitent le recrutement de personnel sachant lire et écrire la langue officielle, le français. Les agents de la révolution eurent toutes les ifficultés à recruter des responsables municipaux compétents. A Trégourez, le commissaire constate , « l’agent ne sais ni lire, ni écrire. L’adjoint signe seulement avec beaucoup de difficultés; un nommé Corentin Le Bourhis, leur secrétaire, dirige seul les opérations. »  Deux mois plus tard, le nouvel agent, signe un document qui porte en bas de page « Jean le Bourhis, agent, déclare ne savoir signer ».



L’HISTOIRE DE TREGOUREZ AU MOYEN AGE

Dominés par la seigneurie de Laz, à qui elle est liée, les seigneurs des manoirs de Trégourez ne sont guère influents, leur niveau de vie s’apparente à celui de fermier.       

armeslaval.pngLes Trêves de Tregourez, de Saint Goazec et de Saint Thois dépendaient de la seigneurie de Laz. Cette seigneurie de Laz appartenait à la riche famille de Kergorlay au 13è siècle qui possédait en outre des domaines en Spezet et  Motreff. Elle passa au 15è siècle de la famille de Kergorlay à la famille de Montfort par le mariage de Raoul de Montfort avec Jeanne de kergorlay. Son fils Jean de Montfort épousa Jeanne de Laval. Il mourut le 12 avril 1414 laissant la seigneurie de Laz à son fils André de Laval, Maréchal de France, dit Maréchal de Lohéac. A sa mort en 1486, son frère Louis de Laval-Chatillon, devint seigneur de Laz donc de Tregourez et autres trêves. Son neveu Nicolas de la Roche Bernard épousa Charlotte d’Aragon, princesse de Tarente, fille de Frédéric III d’Aragon, roi de Naples. Ils eurent quatre enfants dont Anne née à Vitré le 25 septembre 1505, filleule d’Anne de Bretagne. Anne de Laval épousa en 1521 François de la Trémoille, prince de Talmont. La seigneurie de Laz et ses dépendances passa donc dans la famille de Trémoille.                    

L’un des fils Geor­ges de la Trémoille en 1554 eut les seigneuries de Kergorlay et de Laz. Il épousa Madeleine de Luxembourg, fille de François de Luxembourg et de Charlotte de Bretagne. Il servit fidèlement Char­les IX et Henri III. Il mourut à Poitiers en 1584. Il ne vint pas souvent dans ses domaines de Laz et des environs. Aussi, dès 1558, il commença à vendre une certaine par­tie de ses terres. Le 8 septembre 1561, Henry de Kersanty, Sieur de Coatanguern acheta les terres de Trégourez et de Coray. Puis, le reste de la seigneurie de Laz passa à la famille de Mesgouez, dont le manoir se trouvait à Lamber près de Saint-Renan dans le bas-Léon. L’un des héritiers, en 1576, sous Henri III, Troïlus de Mesgouez eut une vie mouvementée et aventurière. Il fut page et favori de Catherine de Médicis, il fut gouverneur de MORLAIX  en 1568, vice-roi de Terre Neuve en 1578. En 1598, pour s’en débarrasser, Henri IV le nomma lieutenant général pour la conquête des « terres du Canada, Hochelaga, Labrador et pays adjacents ». Il mourut en 1606 sans avoir traversé vraisemblablement à nouveau l’Atlantique. Donc, à partir de cette époque, les terres de Trégourez vont être exploitées par d’autres petits propriétaires, héritiers successifs de Henry de Kersandy.



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